Cœur de Nacre est engagée pour la protection des eaux et du littoral
La Communauté de communes œuvre activement pour identifier les risques d’inondations et préserver le littoral de son territoire : il s’agit de la Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI).
À partir du 1er janvier 2026, la Communauté de communes Cœur de Nacre obtiendra la compétence : gestion de l’eau potable et assainissement.
Mais concrètement, qu’est-ce que la GEMAPI ? Le service s’occupe de l’état des rivières, des zones humides et tout autre milieu aquatique. Les missions incluent la gestion du littoral, la lutte contre l’érosion, la préservation de la biodiversité et le maintien de la qualité de ces espaces. La GEMAPI met également en place des mesures pour prévenir les inondations et garantir la sécurité des habitants.
Risques littoraux : la défense contre la mer
Sur le territoire de Cœur de Nacre, 5 communes de bord de mer sont concernées par un linéaire côtier de 10 kilomètres.
Après avoir réalisé un état des lieux et un programme de travaux à court, moyen et long terme, des travaux d’entretiens des ouvrages sont engagés et régulièrement effectués. Ils contribuent directement à la protection contre la mer.
Les ouvrages concernés sont :
- Les épis.
- Les digues publiques.
- Les enrochements.
- Les émissaires d’évacuation des eaux pluviales agissant comme épis.
Les travaux sur les ouvrages ne participant pas directement à la défense contre la mer sont exclus. Cela concerne :
- Les cales (accès et accostage des bateaux).
- Les jetées.
- Les chaussées, réseaux, éclairage public, escaliers, balustrades.
- Les ganivelles (protection des dunes contre l’érosion éolienne).

Les risques d’inondations
Les 13 communes du territoire de Coeur de Nacre, mer et campagne, sont concernées par les risques d’inondations.
Le Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) des bassins versants de l’Orne et de la Seulles, est le texte de référence qui mentionne les risques possibles et les travaux à réaliser pour les contrer. C’est sur cette base que les services de la collectivité mettent en place des actions. Cela se traduit principalement par des travaux identifiés et listés dans le PAPI, et des travaux contribuant à prévenir le ruissellement pour limiter les risques d’inondations.
Cœur de Nacre a ainsi déjà mené plusieurs chantiers !
- La gestion du ruissellement sur le bassin versant de la mare d’Anguerny.
- La gestion du ruissellement sur le bassin versant de la mare du Nouveau Monde.
- Le programme de prévention du ruissellement sur les bassins de Cresserons, Plumetot et Lion-sur-Mer.
- Le programme de prévention du ruissellement sur Saint-Aubin-sur-mer.
- Les travaux d’aménagement de la mare tampon et du bassin d’infiltration à Anisy.
Les dépenses liées à l’entretien courant du réseau d’eaux pluviales ou liées à l’urbanisation et à la voirie, le nettoyage des avaloirs, la création de réseaux dans le cadre de nouveaux lotissements, sont assurées par les communes.
À la découverte des acteurs qui œuvrent sur le territoire :

INTERVIEW
Stéphanie Morel, Responsable du pôle « Eau et milieux aquatiques » Alise Environnement – Bureau d’études
« Pourquoi des travaux contre le ruissellement et les inondations sont-ils réalisés ?
Lors de forts épisodes de pluie, des communes font face à des inondations causées par le ruissellement des eaux. Les ouvrages hydrauliques réalisés permettent de collecter et stocker une partie de ces ruissellements et contribuent ainsi à diminuer le risque d’inondation.
Quelles étapes sont nécessaires pour lancer ces programmes d’aménagement ?
Pour réaliser ces travaux, il faut des autorisations règlementaires. Des études préalables sont également menées qui tiennent compte, notamment, de la faune et de la flore du terrain.
Depuis 2014, plusieurs programmes ont ainsi été réalisés à Colomby-Anguerny, Anisy (restauration de mares) et actuellement à Plumetot et Cresserons (ouvrages tampons, dispositifs d’infiltration et plantation de haies).
Le territoire de Cœur de Nacre présente-t-il des particularités ?
Les haies et les arbres déjà présents jouent un rôle essentiel en ralentissant naturellement le ruissellement et en favorisant l’infiltration de l’eau, tout en limitant l’érosion des sols et le transport des boues vers les routes et les habitations. L’objectif est de préserver ce patrimoine végétal, de l’entretenir et de le développer, notamment sur les secteurs agricoles. La préservation de la biodiversité et le renforcement de la trame verte et bleue du territoire (haies, mares, …) sont des objectifs systématiquement intégrés aux projets. Cœur de Nacre s’attache également à élaborer le projet en concertation avec les riverains, en tenant compte des contraintes et des attentes.
Pour améliorer la gestion des eaux de ruissellement à Cœur de Nacre, pouvez-vous illustrer un ouvrage en exemple ?
Nous pouvons travailler sur des ouvrages existants comme à Colomby-Anguerny, où nous avons restauré une mare. Les travaux visent à améliorer la capacité naturelle de stockage et le fonctionnement de la mare. Celle-ci, lors d’un épisode de fortes pluies, va ralentir le ruissellement en recueillant une partie des eaux, qui s’écoulent et en stocker. Cette eau va ensuite s’infiltrer dans les sols, voir s’évaporer. Associé aux autres éléments de la flore présente, les flux d’eau qui arrivent en aval seront limités. Les risques d’inondations sont ainsi réduits. Cet effet de « ralentit » contribue également à préserver l’érosion des sols et le transport des boues vers les routes et les habitations. Et dans cette mare, les travaux se sont déroulés en dehors des périodes de nidification des oiseaux, et en respectant la présence d’amphibiens (tritons crêtés, notamment). »